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 « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]

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Maison Wèngyard
Maison Wèngyard
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MessageSujet: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Mer 22 Avr - 22:03






« I guess I'm just a little too late »

RP privé Oliver C. Grimm

Ton téléphone vibra et sonna dans le petit sac que tu avais pris à la soirée et, te demandant qui cela pouvait bien être vu que tu étais actuellement avec plus ou moins toutes les personnes que tu connaissais à l’académie. Curieuse, tu regardas en premier l’expéditeur et ton cœur fit un bond lorsque tu remarquas qu’il s’agissait de Grimm. Il était environ 21 heures et tu t’excusas auprès de ton équipe afin de t’éclipser pour lire le message calmement. Si Krys voyait qu’il t’envoyait des messages… Ou pire, si Jace le voyait, tu ne saurais comment réagir. Alors tu préférais te mettre  dans un coin tranquille, à l’abri des regards curieux. Et là, tu parcourus tout le message deux fois avant de lui répondre. Merde, il voulait que tu viennes avec Lampéroie et toi tu devais te coltiner la soirée… Tu avais trop envie d’aller le voir, parce que tu l’avais à peine croisé depuis votre journée au lac gelé et il fallait le dire, il te manquait. Mais tu ne pouvais pas non plus abandonner tes amis et ceux avec qui tu passais la soirée, alors à regret tu déclinas ta proposition. Ton corps entier te priait d’y aller, mais ton cerveau te disait de rester ici et de ne pas partir en mode furtif comme tu étais tentée de faire depuis que tu étais arrivée. Peu convaincue de ta décision, tu rangeas cependant ton téléphone pour faire quelques pas avant qu’il ne sonne à nouveau. Quoi ? Il t’avait déjà répondu ? Tu repris ton gadget en mains pour lire ce qu’il t’avait écrit. Il ne semblait pas plus touché que ça par ta décision, mais toi tu étais torturée. Puis est-ce que c’était de la provocation, te dire qu’il allait prendre sa douche tranquillement ? Parce qu’en le lisant ainsi, qu’il le veuille ou non, tu prenais presque ça comme une invitation et rien que le fait de l’imaginer te faisait presque rougir.

Tu retrouvas tes amis à la soirée, mais tu n’écoutais plus ce qu’ils disaient. Non, tu ne pensais qu’à la soirée que tu pourrais passer avec Grimm, avec un peu d’alcool, avec quelques contacts, tout simplement avec lui… et ça te rendait folle de te dire qu’il était là, si près, qu’il te proposait de venir mais que toi tu restais à cette soirée où rien d’extraordinaire ne se passait. Tu passais de bons moments avec ceux que tu appréciais, oui, mais au-delà de ça ? Est-ce que tu ne les voyais pas déjà tous les jours ? Ton cerveau bouillonnait et les autres devaient sûrement remarquer que tu n’étais pas comme tout à l’heure. Tu ne répondais plus, tu ne faisais plus rien à part réfléchir, puis finalement tu te décidas. Tu n’avais pas envie de rester, tu voulais retrouver Grimm et passer quelques heures avec lui. Ou autant de temps qu’il le voulait, que ce soit trente minutes ou toute la nuit. Tu voulais juste le revoir, alors avec un petit sourire mal à l’aise, tu t’approchas de ton groupe et tu feintas comme tu savais si bien le faire. Tu inventas un mal de tête, une envie de prendre l’air et de te reposer. Tu leur dis que tu reviendrais peut-être avant la fin de la soirée, ou que vous vous verriez au dortoir si vraiment ça n’allait pas. Tu leur mentais et tu n’en éprouvais aucun remord parce que tu savais que c’était pour une bonne raison. Enfin, une bonne raison pour toi.

Alors après quelques au revoir, tu quittas la salle et te dirigeas droit vers le dortoir des professeurs. Tu avais toujours tes pokéballs avec toi, alors pas besoin de faire le détour dans ta chambre, même si tu avais hésité à te changer. T’étais belle, y’avait rien à dire, bien plus belle que d’habitude, parce que tu avais fait des efforts pour ce soir. Ta petite robe, tes cheveux attachés comme une princesse, ton maquillage parfait. Mais tu étais gênée de te pointer chez lui comme ça, comme un petit bout de viande tendu à un lion affamé. Et en même temps, ça te plairait qu’il aime ça. Tu te posais trop de questions. Tu étais un peu stressée, alors que tu ne devrais pas. Vous vous étiez déjà vus dans des conditions bien plus intimes, non ? Alors pourquoi est-ce que tu commençais à flipper comme une fillette ? Dans tous les cas, tu arrivas au pas de sa porte bien plus vite que tu ne le pensais et tu restas plantée là quelques secondes avant de toquer. Tu ne voulais rien dire, tu voulais qu’il ait la surprise de te voir débarquer dans sa chambre, parce que tu ne lui avais rien répondu et qu’il ne s’attendait certainement pas à ce que tu te pointes… Une partie de toi souriait intérieurement. Est-ce qu’il allait apprécier ? Est-ce qu’il allait te dire qu’il était fatigué et que tu pouvais retourner à la soirée ? T'étais peut-être arrivée trop tard ? Non, certainement pas… Mais tu doutais quand même un peu. Tout en étant fière de ta petite surprise.


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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Jeu 23 Avr - 0:04



I guess I'm just a little too late

feat. Elune Crowley


Le ''clic'' caractéristique de son téléphone s'éteignant retentit dans la chambre d'Oliver comme la conclusion cinglante d'une conversation qui ne s'était pas passée comme prévue. Qu'avait-il pensé en envoyant ce message ? Qu'elle allait accourir dans ses bras comme il l'avait tant désiré, qu'elle se serait précipité sur le pas de sa porte pour l'embrasser follement ? Son petit périple avait beau l'avoir fatigué, cela ne lui ressemblait pas d'être aussi naïf et optimiste. La vie n'était pas un conte de fée et Elune ne serait pas la princesse qui tomberait dans ses bras et pour une soirée aussi importante que le gala d'intégration, il n'y avait aucune chance pour qu'il puisse la voir. Debout au milieu de sa chambre, il soupira longuement avant de laisser tomber son sac dans un coin de la pièce, ne s'étant même pas encore changé depuis son arrivée, n'ayant même pas quitté ses affaires avant d'envoyer ses sms à la Wengyard. En silence, il sortit la bouteille de liqueur de Cacturne dont il avait parlé pour la poser sur la table, déposant également sa ceinture de pokéballs alors que Dedenne sautait hors de son manteau pour aller s'allonger dans un minuscule panier qui lui servait de lit.

Il avait beaucoup pensé à Elune depuis qu'ils s'étaient quittés au lac gelé, ne l'ayant aperçu que de loin dans les couloirs. Il avait été occupé ces derniers temps et si l'envie de revoir la demoiselle l'avait rongé de toutes parts, il s'était contenté de s'imaginer à ses côtés sans rien dire, sans rien laisser paraître. Leur dernière rencontre n'avait pas laissé le trentenaire indifférent et que ce soir tard dans la nuit ou au réveil, le visage souriant et charmeur de la belle était ce qui envahissait à chaque fois son esprit. Lorsqu'il fermait les yeux, il avait presque l'impression de sentir sa présence, de sentir ses lèvres. Il n'était plus le solitaire impassible mais s'était doucement transformé en l'amoureux frustré... Un bien piètre rôle lorsqu'on voulait inspirer un tant soi peu de terreur dans le cœur de ses élèves ! C'était pour ça qu'il était parti dans le désert, s'entraîner à la demande de Malika, cette dernière ayant mal digéré sa défaite à l'arène. Il avait accepté sans trop de motivation, espérant que ça ait au moins eu le mérite de lui changer les idées. Mais arrivé dans ce monde de dunes, il n'avait eu plus qu'une envie : rentrer et lui proposer de venir dans son dortoir lui rendre visite. Pas de chance pour lui, il avait mal programmé son retour et il était à présent seul et sans rien à faire de sa soirée. Pire : sans Elune avec qui passer du temps.

La mine basse, il se déshabilla avant de s'enrouler dans une serviette, sortant dans le couloir pour rejoindre les bains relaxants réservés aux profs. Il aurait pu prendre une simple douche et se mettre au lit, mais il avait besoin de détacher le poids qu'il avait sur les épaules et espérer noyer sa peine dans le jacuzzi. La majorité de ses collègues participant à la soirée d'intégration, les dortoirs étaient déserts et il n'avait aucun scrupule à se balader à moitié nu dans les locaux des professeurs. S'immergeant dans l'eau, il ferma les yeux et respira un long moment. Il ne compta pas le temps exact qu'il passa dans l'eau, sans doute une bonne demi-heu s'était écoulé depuis et malgré tout, il n'avait ne s'était pas débarrassé de sa morosité. A la place, il était juste un peu plus détendu et surtout beaucoup moins sale. De retour dans sa chambre, il alluma quelques bougies pour créer une ambiance calme et tamisée, déposa un CD dans le vieux tourne-disque qu'il possédait et passa une serviette dans ses cheveux alors que les premières notes de piano de son album de jazz venaient bercer ses oreilles. S'il n'avait pas l'affection de la belle jeune femme aux cheveux bleus ce soir, il aurait au moins de quoi se détendre. Il se servit même un verre de whisky, laissant la liqueur dans un coin pour un moment plus... Festif.

Il aurait pu se laisser tomber dans son lit, fermer les yeux et dormir mais quelqu'un vint frapper à la porte : un collègue qui s'était trompé de chambre peut-être ? Toujours seulement vêtu de sa serviette, il alla ouvrir pour se retrouver nez à nez avec celle qu'il attendait le moins ce soir : face à lui, Elune le regardait, encore plus ravissante que jamais. Elle revenait sans doute de la soirée, bien qu'il soit encore un peu tôt pour que les festivités soient déjà fini. Son cœur avait raté un battement lorsqu'il l'avait vu, sa respiration coupée et ses muscles un instant paralysé, figé dans l'encadrement de la porte avec un air de surprise clairement pas dissimulé.

« Mademoiselle Crowley ? Je croyais que vous étiez à la soirée d'intégration ! Qu'est ce qui vous emmène ici ? »

Elle était sublime, éblouissante et il ne voyait qu'elle, même si l'expression était un peu inappropriée car elle était effectivement seule dans le couloir. S'il s'était écouté, il aurait certainement franchi le pas et l'aurait embrassé fougueusement sans réfléchir, mais le choc de la voir avait été trop fort et il ne trouvait même pas les mots pour s'exprimer, alors penser à l'embrasser... Pourtant, il se risqua quand même à dire... Ce qui lui passait par la tête :

« Vous êtes... Ravissante.... Votre cavalier devait... doit ? Se sentir très chanceux.... »

Affreuse, maladroite et niaise... Cette phrase était tout le contraire de ce qu'Oliver était dans la vraie vie... Mais lorsqu'Elune était dans les parages, il n'était pas vraiment lui-même ! Des bruits se firent entendre dans les couloirs, se rapprochant doucement alors que les rires retentissaient. Il aurait pu la faire rentrer, aurait dû même... Mais à cet instant précis, il ne contrôlait pas grand chose et agir logiquement et intelligemment n'était vraiment à l'ordre de la soirée...

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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Ven 24 Avr - 9:44






« I guess I'm just a little too late »

RP privé Oliver C. Grimm

Tu attendais devant sa porte, le cœur battant la chamade, le sang brûlant tes veines, fébrile à l’idée de le revoir, d’observer sa réaction. Les quelques secondes qu’il mit à venir t’ouvrir te paraissaient être une éternité, tu avais pu penser à mille et une choses en patientant tant tu réfléchissais à mille à l’heure. Est-ce qu’il allait vraiment apprécier comme tu l’imaginais ? N’était-il pas trop fatigué après son voyage, comme il te l’avait dit ? Pourquoi tu venais le déranger, alors ? Ton désir de le retrouver, certes… Ne pouvais-tu donc pas te retenir un jour ou deux de plus ? Non, tu n’avais pas besoin de te poser la question deux fois, tu en étais incapable. Ce n’est pas pour rien que tu avais accouru devant sa porte, sans prendre le temps de passer une seconde dans ton dortoir. Tu n’en pouvais plus de le croiser de loin, de ne pas pouvoir le toucher, de ne pas l’avoir rien qu’à toi comme cette dernière journée au lac. Et son message t’avait chamboulée au point que tu quittais cette soirée tant attendue par tout le monde simplement pour passer quelques instants avec lui. Tu étais trop accro, plus le temps passait plus tu t’en rendais compte. Tu ne le niais plus, tu n’essayais plus de te le cacher, tu assumais presque ce que tu ressentais pour lui, mais tu n’y mettais pas de mots. Tu voulais le voir, c’est tout ce qui comptait.

Alors lorsqu’enfin la porte s’ouvrit, dévoilant le professeur à moitié nu, simplement vêtu de sa serviette de bain, ton cœur s’arrêta de battre et tu semblais aussi surprise que lui. Vous étiez beaux à voir, tous les deux, à vous demander pourquoi tu étais là, surpris et sans voix. Tu l’avais peut-être dérangé et tu hésitas même à reculer et partir en t’excusant. Qu’est-ce qui te prenait ? Non ! Tu avais au contraire envie d’avancer vers lui et de l’embrasser jusqu’à n’avoir plus de souffle. Heureusement, il prit la parole en te demandant ce que tu venais faire ici. Premier coup de poing droit dans ton petit cœur. Donc finalement, tu n’aurais pas dû venir ?

« Euh… »

Surprise de sa réaction, touchée et en même temps incapable de parler, voilà que le seul son qui sortait de ta bouche était une pauvre hésitation. Tu n’arrivais pas à t’expliquer et heureusement une fois encore, il continua de parler, de manière un peu confuse, ce qui te rassura un minimum. Ou alors tu le dérangeais vraiment dans un moment qu’il ne fallait pas. Est-ce que, parce que tu avais refusé son invitation, il en avait profité pour inviter quelqu’un d’autre ? Cette idée te chamboula et malgré le compliment qu’il fit à ton égard, tu n’arrivais pas à imaginer autre chose. Te dire qu’il te remplaçait peut-être aussi facilement fissurait ton cœur et il te fallut quelques secondes avant de lui répondre dans ce qui te paraissait un calme ultra contrôlé.

« C’est Maks mon cavalier et il est déjà accroché aux bras d’une autre nana, alors je ne sais pas s’il se sent chanceux grâce à moi. Mais, merci ? »

Des bruits se firent entendre dans le couloir, mais Grimm ne te proposait toujours pas d’entrer dans sa chambre et l’idée qu’il soit accompagné grandissait en toi. Alors dans un calme toujours aussi serein, bien qu’à l’intérieur tu te sentais bouillir, tu te glissas dans l’entrebâillement de la porte pour éviter que d’autres ne te voient ici mais également pour vérifier s’il n’était pas effectivement avec une jeune professeure prête à tout. Tu la fermas ensuite en t’appuyant. Ni vu ni connu. Tu jetas un rapide coup d’œil à la chambre et soufflas. Il n’y avait personne, à moins qu’elle ne soit bien cachée, mais là tu te faisais des films. Alors tu regardas Grimm avec un petit sourire.

« Je me permets d’entrer. Je crois que vous vouliez voir Lampéroie. »

En réalité, tu n’avais aucune envie de sortir le pokémon de sa pokéball et de parler de lui, parce que tu voulais passer du temps seule à seule avec Grimm. Alors tu avanças dans la pièce bien rangée, tentant de ne pas trop porter ton regard sur le peu de vêtements que portait l’enseignant, de peur de ne pas pouvoir te retenir… Tu faisais les cent pas sans t’en rendre compte. Tu te maudissais de porter des talons, tu te maudissais d’avoir attaché tes cheveux de la sorte, tu te maudissais d’être arrivée comme ça chez lui parce que tu passais pour la petite tentatrice que tu ne voulais pas être ce soir, tu te maudissais pour beaucoup de choses, sauf pour le fait d’avoir pris la décision de venir le voir. Mais tu n’osais pas t’approcher comme tu ne voulais pas avoir de discussion normale. C’était ambigu et tu n’avais pas l’habitude d’une telle situation, ce qui n’aidait pas en soi…

« C’était sympa, votre petit voyage dans la zone sud ? C’est encore une maison que vous aviez démolie que vous avez dû réparer ? »

Tu lui lanças un sourire maladroit. Ta question sonnait tellement faux dans tes oreilles. Comme si tu te forçais à lui faire la conversation. Tu espérais bien sûr que son voyage avait été agréable et enrichissant, qu’il avait pu rénover la maison comme il le souhaitait, mais tu espérais surtout qu’il ne s’éternise pas et qu’il te prenne dans ses bras rapidement. Qu’il casse tous les interdits, peu importe les conséquences, pour te montrer la passion qu’il éprouvait pour toi s’il en avait, pour t’embrasser comme il l’avait fait au lac, pour t’enlacer indéfiniment et pour passer la soirée et la nuit entière à tes côtés, sans se poser de questions, sans penser à l’impact que ça pourrait avoir, juste en profitant tout naturellement, comme si c’était normal, comme si vous faisiez ça depuis toujours… Tu étais tellement ridicule en pensant à des choses pareilles. Ça te montait à la tête, tu commençais à avoir des fantasmes de couple et ce n’était pas bon du tout. Tu finis par t’appuyer sur le rebord d’une fenêtre, t’empêchant de tourner en rond comme une souris en cage. Est-ce que tu avais bien fait d’entrer ?


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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Lun 27 Avr - 19:13



I guess I'm just a little too late

feat. Elune Crowley


Il s'était perdu dans son regard au point de ne plus avoir la notion du temps, comme si tout autour de lui s'était arrêté brusquement alors qu'il se plongeait dans l'azur de ses yeux, n'ayant que le son des battements de son cœur retentissant dans tout son être pour lui rappeler que non, l'horloge ne s'était pas figée ! C'était juste lui qui était paralysé face à elle, démuni, vulnérable. Il ne pouvait bouger le moindre de ses muscles, n'arrivait pas à formuler la moindre phrase pour exprimer l'agréable surprise qui l'avait envahi en la voyant ainsi sur le pas de son dortoir. Parce que son apparition avait eu l'effet d'une décharge électrique, d'un coup de foudre même ! Elle était magnifique et l'avait laissé tétanisé dans l'encadrement de sa porte, à contempler sa beauté qui lui faisait autant d'effet. Il avait eu beau penser à elle et l'imaginer de nombreuses fois depuis leur dernière rencontre, elle était mille fois plus sublime que dans ses rêves les plus fous. L'espace d'un instant, il regretta même de ne pas s'être rendu à la soirée d'intégration, se disant qu'il aurait ainsi pu l'admirer encore un peu plus, encore plus longtemps...

Il aurait pu lui sauter dessus, la saisir avec élégance pour l'attirer contre lui et l'embrasser tendrement, comme son cerveau l'incitait à le faire. Mais la scène semblait si banale et pourtant si irréelle qu'il n'était plus vraiment certain de ce qu'il pouvait faire ou non. Il voguait entre deux eaux, trop obnubilé pour satisfaire ses envies les plus intenses mais pas assez lucide pour les refouler au fond de lui. Il aurait tout donné pour capturer ces lèvres qu'il rêvait de dévorer, aurait volontiers accepté d'être damné si ça lui permettait d'enlacer ce corps qui l'avait tant hanté, aurait offert n'importe quoi pour sentir ce souffle doux et enivrant au creux de son cou une nouvelle fois... Il n'y avait plus de haine ardente, de brûlure intense au niveau de son cœur et qui le faisait souffrir, plus de perversion malsaine à assouvir : seul un désir inédit et doux persistait, un besoin vital d'être avec elle tout le temps et pas seulement en tant que professeur exemplaire... Mais quelle place aurait-il voulu briguer ? Leur histoire était trop compliquée pour rêver d'une simple relation fusionnelle et pourtant, Oliver se surprenait à être jaloux du cavalier de la belle. D'ailleurs, ce fut en parlant de lui qu'Elune réussit à faire de nouveau réagir le professeur :

« Oh, Maksimilian... Je ne savais pas qu'il était vôtre type d'hommes. Je vous imaginais avec quelqu'un de plus... Enfin de moins... Pas lui en tout cas ! »

De la confusion et un brin de jalousie, le cocktail parfait pour ne pas paraître suspect du tout. C'était d'ailleurs le fait d'accuser une telle nouvelle qui avait brouillé l'esprit d'Oliver au point de ne pas lui faire entendre les bruits de pas de ses collègues rentrant de soirée dans le couloir, forçant la demoiselle à entrer d'elle même avant que quelqu'un ne les remarque. Il n'eût pas le temps de dire quoi que ce soit qu'Elune refermait déjà la porte, les enfermant tous les deux dans le premier lieu de leur rencontre, mais avec des circonstances totalement différentes.

« Bien sûr, faites comme chez vous ! Je vous sers un verre ? Comme je vous l'ai dit, j'ai ramené de la liqueur de Cacturne de mon voyage. Mais même si c'est délicieux, j'ai encore une préférence pour le whisky ! J'ai aussi du jus si vous souhaitez éviter l'alcool, enfin... »

Il fallait qu'il se ressaisisse, c'était primordial. Déjà parce qu'en restant avec cet air perdu sur le visage il n'était que l'ombre de lui même mais aussi parce que s'il ne retrouvait pas un peu d'assurance, jamais il n'arriverait à séduire la Wengyard.  Car c'était bel et bien pour ça qu'il l'avait invité en premier lieu, qu'il avait cédé à l'idée de lui envoyer un message pour qu'elle vienne lui rendre visite : sa perception de leur relation avait mûri durant son voyage et il ne pouvait plus nier qu'il ne désirait rien d'autre qu'elle, qu'eux même ! Alors boire un verre, discuter un peu dans un lieu familier et intime, même si ce n'était pas celui qui rappellerait de bons souvenirs à son invitée, c'était la stratégie qu'Oliver avait décidé d'adopter pour la conquérir ! Et il pouvait même la mettre en œuvre à présent, si seulement il n'était pas encore désorienté par la tournure des événements. En silence, il s'approcha de son bureau en s'assurant que la porte était verrouillée, qu'il ne soient pas dérangés par quiconque serait trop curieux.

« En tout cas, Maks est encore plus idiot que ce que je pensais : vous laisser partir pour quelqu'un d'autre, très mauvais choix... »

Faire des compliments n'était jamais facile lorsqu'on avait plus l'habitude de critiquer les autres et ça l'était encore moins lorsque la personne à qui ils étaient adressés était celle qui faisait battre votre cœur : Oliver en prenait conscience maintenant ! Il avait envie de lui dire un millier de choses, aurait exprimé son désir par de nombreux mots doux s'il en avait eu l'occasion et s'il savait un peu mieux s'y prendre. A la place, il se contenta d'une phrase un peu débile et d'un silence gêné alors qu'elle reprenait la parole, apparemment peu inspirée elle aussi. C'était bon signe, au moins il ne se sentait pas seul !

« Ah ah ! Disons juste que mes prouesses en matière de maçonnerie ne sont pas passées inaperçues et qu'on a fait appel à moi ! Je pense même à ouvrir ma propre entreprise ! »

Sortant un second verre, il servit son invitée avec un sourire aux lèvres, s'exaspérant en voyant à quel point il était pathétique, pas drôle. A cette allure, il jetterait bien vite un froid dans la conversation, refroidissant la pièce de ses blagues avec plus d'efficacité que les glaçons gelés qu'il laissa tomber dans la boisson. Il fallait détourner le sujet, se reprendre une nouvelle fois ! Prenant les deux verres, il se retourna vers Elune avant de la rejoindre près de la fenêtre :

« … Mais je suppose que vous n'êtes pas là pour écouter mes histoires de construction ! De ce que je sais, il semblerait que je manque à quelqu'un... »

Il s'approcha d'elle, la regardant une nouvelle fois avec un sourire amusé et sincère. Il était un peu plus calme, plus accessible. Il avait vécu le manque atroce de sa présence ces derniers jours, comme un poison qui s'était insinué dans ses veines pour lui faire souffrir le martyr, comme une douleur lancinante dont il n'avait pas réussi à se débarrasser. Mais ce moment, cette soirée qu'il passaient tous les deux était l'antidote à tous ses mots, tout comme Elune était l'antidote à sa solitude. Il lui tendit délicatement son verre avant d'ajouter :

« Et je peux dire que le manque était réciproque... »

Le ton de sa voix était doux, les traits de son visage l'étaient aussi. Elle seule avait droit de le voir ainsi, calme et serein, amical et même plus encore... Amoureux ? Un terme qui lui déplaisait mais qui exprimait pourtant bien ce qu'il ressentait lorsqu'elle était à ses côtés. Elle avait su l'apaiser, endormir le monstre qui sommeillait déjà en lui, avait trompé sa vigilance pour le rendre plus... accessible. Et alors qu'il était près d'elle, plus aucune animosité ne subsistait, seulement le plaisir de pouvoir l'avoir un peu pour lui, uniquement le désir de vouloir être encore et toujours plus proche...

« A nos retrouvailles donc ! »

Il avait trinqué avec elle tout sourire, portant le verre à ses lèvres pour en boire une gorgée. Pourtant, la lueur qui brillait dans son œil ne trompait pas : elle était la seule dont il désirer s'enivrer ce soir, l'unique personne qui pourrait le rendre ivre de bonheur...

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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Lun 27 Avr - 21:45






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RP privé Oliver C. Grimm

Est-ce que c’était de la jalousie que tu voyais dans son regard lorsque tu parlais de Maks ? Lorsque, confus, il t’avoua à demi-mots ne pas t’imaginer aux bras d’un blond égocentrique, tu esquissas un sourire et te faufilas dans son dortoir. Tu évitas soigneusement de lui dire que toi, tu l’avais imaginé te remplacer avec la première venue pour assouvir ses pulsions du soir, déjà pour ne pas passer pour la possessive de service, mais aussi pour ne pas t’humilier une fois de plus devant lui... Parce qu’il faut le dire, te ridiculiser quand il est là, c’était l’une de tes spécialités. D’ailleurs, quand tu entras, tu tiquas sur l’armoire à laquelle il t’avait attachée avec ses menottes lors de votre première rencontre... Des souvenirs que tu préférerais oublier, des souvenirs que tu essayais maintes fois de chasser de ton esprit, mais qui restaient accrochés comme des Parecool à leur arbre. C’était il y a si peu de temps et ça paraissait si loin en même temps ! Est-ce qu’aujourd’hui, il referait une chose pareille ? Dans son regard, dans ses gestes beaucoup plus tendres, tu savais que quelque chose avait changé, qu’il ne voulait plus jouer avec toi comme il l’avait fait, que son but comme le tien n’était plus de se venger de l’autre et de l’enfoncer le plus profondément possible. Même lorsqu’il te proposa ce verre d’alcool. Il s’essayait à l’humour, il parlait beaucoup plus sincèrement, amicalement, il avait ôté son masque pour te laisser découvrir une facette de lui que peu de monde devait connaitre. Tu en prenais conscience et tu étais flattée de le voir ainsi.

« Avec plaisir. Je préfère le whisky aussi, si ça vous va. »

Tu repensas une fraction de seconde au professeur Ortiz, avec qui tu avais beaucoup bu, et du whisky en plus ! A croire que oui, vraiment, toi et les enseignants, il y avait quelque chose... Secouant la tête pour te concentrer sur Grimm, tu remarquas qu’il semblait toujours un peu confus et de ton côté, tu faisais tout pour paraitre plus ou moins calme. À vrai dire, avec sa petite ambiance tamisée et sa musique en fond sonore, tu ne pouvais que te détendre. Vraiment, il n’attendait personne ? Pour changer de sujet afin de ne pas trop y réfléchir, tu lui posas une question sur son voyage pour combler le vide, pour ne pas te torturer l’esprit, pour tenter d’oublier sa possible future visite et juste profiter du fait qu’en cet instant même, tu étais seule avec lui et c’est exactement ce que tu voulais. Tu le voyais rire, te parler avec sincérité, de manière tellement naturelle que tu n’aurais pu espérer mieux. Tu souriais, simplement parce que tu étais heureuse d’être ici, avec lui, dans une ambiance agréable et si calme... Sauf qu’à nouveau, tu te braquas lorsqu’il évoqua le fait qu’il pouvait te manquer. Tu ouvris la bouche pour répliquer, pour tenter de te justifier... justifier quoi exactement ? Avais-tu besoin de te justifier ? Tu baissas légèrement la tête et il s’approcha de toi pour te tendre le verre, en te disant que le manque était réciproque... Tu levas la tête brusquement pour plonger ton regard dans le sien. Il paraissait si calme maintenant, il n’avait plus aucune haine, plus aucune colère à ton égard... Et tu aurais pu rester des heures à l’observer ainsi si une gêne soudaine ne t’avait pas prise au dépourvu.

« Peut-être que vous m’avez manqué, oui... »

Tu détournas ton regard une seconde avant qu’il ne trinque avec toi. Tu ne savais plus quoi penser, alors tu bus une gorgée de whisky, une grosse gorgée, et tu tentas de ne pas trop réfléchir. Mais tout te donnait envie de le faire... Alors trop curieuse et trop paranoïaque, tu sautas sur l’occasion de lui poser des questions en utilisant Maks comme prétexte. Ah, Maks qui attirait les filles. Maks qui t’avait un peu abandonnée, te laissant parfois seule avec Jace, ce dont tu aurais pu te passer.

« Pour revenir à ça, Maks n’a pas vraiment eu le choix. C’est une surveillante un peu bizarre qui lui a sauté dessus et puis ben, du coup, je les ai laissés tranquille. Mais dites, sérieusement, vous n’attendiez pas quelqu’un, là ? Vous avez allumé des bougies, vous avez mis un peu de musique, vous sortez de la douche... »

Ouais et ça, ce n’était pas pour te déplaire, mais tu n’y fis aucune allusion. Parce que tu ne voulais pas commencer un petit jeu de séduction alors qu’il n’était peut-être pas du tout dans cette optique. Cette idée te tourmentait. Toi tu rêvais qu’il t’attende secrètement, qu’il ne pense qu’à toi, qu’il partage les mêmes sentiments que ceux que tu éprouvais pour lui... Que tu n’arrivais toujours pas à définir, mais n’est-ce pas là quelque chose de plus puissant que du simple désir ? En tous cas tu avais de la peine à te contenir, de la peine à ne pas tomber dans ses bras, à ne pas t’imaginer mille et une choses à faire avec lui... Tu essayais d’éviter son regard tout en mourant d’envie de le dévorer des yeux, tu essayais de ne pas paraître trop dépendante tout en ne cachant rien de tes envies... Parce qu’à moins que son oeil droit ne fonctionne pas non plus, il était difficile de ne pas voir à quel point tu étais sur le point de craquer. Déjà par tes questions débiles, mais sans t’en rendre compte tu te mordillais les lèvres, tes doigts s’agitaient dans tous les sens et tes yeux ne savaient plus où regarder. En gros, tu avais l’air d’une petite fille tétanisée alors que la dernière fois que tu étais venue dans cette chambre, tu étais parfaitement calme et même très confiante... Les enjeux n’étaient pas pareils, cependant. La première fois, tu n’éprouvais rien pour lui, tu jouais, tu assouvissais tes désirs, rien de plus. Là, tu éprouvais clairement quelque chose pour lui, tu ne pouvais à peine soutenir son regard, tu rêvais de l’embrasser et de le prendre dans tes bras, tu rêvais d’un moment comme celui au lac, où vous étiez en parfait accord, où il n’y avait plus aucune barrière, où il n’y avait que vous... Tu voulais revivre cet instant, ces quelques secondes où vous étiez si proches. Tu voulais t’approcher, tu voulais le toucher et l’attirer près de toi, mais quelque chose te retenait. Peut-être le fait que tu réfléchissais beaucoup trop et qu’il n’avait pas encore eu le temps de répondre à ta question. Alors, désespérée, tu attendais en espérant qu’il se moque de toi, qu’il te dise qu’il n’attendait personne, et que tu puisses sourire à nouveau. C’est fou d’en arriver au point que tu priais pour qu’il t’humilie encore. Mais vraiment, tu le voulais.


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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Mar 28 Avr - 19:41



I guess I'm just a little too late

feat. Elune Crowley


Que craignait-il s'il se risquait à l'embrasser, à poser son verre sur le rebord de son bureau pour la posséder de ses bras et de ses lèvres comme il en rêvait depuis l'instant même où elle était apparu sur le palier de sa porte ? Depuis même plus longtemps si on y réfléchissait, son désir dévorant de l'étreindre avec passion ne l'ayant pas quitté depuis l'épisode du lac gelé. Au mieux tout se passerait comme dans ses rêves les plus fous, leurs corps finissant par se répondre l'un l'autre dans un baiser fougueux, leurs souffles ne faisant plus qu'un, attisant le feu qui brûlait au plus profond de leurs êtres. Au pire... Elle le repousserait, fuirait sa chambre et le balancerait à la direction de l'académie. Il perdrait son travail, toute crédibilité auprès d'un autre employeur, finirait seul dans son manoir sur l'île Mystille avec des remords et des pokémons déçus par son attitude. D'accord, dis comme ça, le risque était immense ! Mais la récompense ne l'était-elle pas elle aussi ? La possibilité de pouvoir assouvir ses doux rêves en compagnie de celle qui lui faisait littéralement tourner la tête, n'était-ce pas un bonheur qui méritait de prendre des risques, aussi gros soient-ils ? S'il franchissait le pas, peut-être pourrait-il ainsi toucher du doigt l'extase d'une vie autre que celle qu'il menait, peut-être que ses songes les plus fous deviendraient une réalité... Pas ses fantasmes malsains et pervers, mais ses désirs plus profonds, son envie d'avoir quelque chose d'autre que sa solitude, de l'avoir elle... Tout ce qu'il avait à faire c'était tenter sa chance, se lancer sans y réfléchir à deux fois, sans rien planifier...

Mais c'était trop difficile pour lui, de franchir le pas en jouant son avenir aux dés. Et si depuis le début il s'était trompé, si elle était encore dans son optique de vengeance et qu'elle avait profité de ses faiblesses pour le manipuler à son tour ? Peut-être que ce soir était l'accomplissement de son plan machiavélique et que là où tout avait commencé, tout finirait ? Peut-être qu'elle voulait le voir souffrir encore une fois ! Mais qu'importe, qu'elle fasse donc tant qu'elle lui laissait le plaisir de profiter encore un peu de sa présence, de se régaler de sa beauté fatale et qui faisait chavirer son cœur. Il aurait préféré souffrir mille fois de son hypothétique sadisme plutôt que de ne plus jamais la revoir. Et si la revanche était la seule chose qui l'avait emmené dans le dortoir en cette douce soirée d'avril, alors il remerciait cette dernière de lui offrir un peu de temps avec la belle. S'il n'avait pas le cran de l'empoigner amoureusement pour l'embrasser avec passion, au moins aurait-il eu un lot de compensation en discutant avec elle toute la soirée.

Une drôle de discussion d'ailleurs qui le fit légèrement pouffer de rire quand il vit qu'il lui avait manqué. C'était rassurant, ça chassait de son esprit toutes les théories du complot qu'il avait pu élaboré pendant ces derniers jours. Son attitude semblait vraiment sincère et à moins qu'elle soit une très bonne actrice -ce dont il doutait fortement- elle devait vraiment avoir éprouvé un manque durant la période où ils ne s'étaient pas vu. C'était assez craquant et ça avait le don d'attendrir le trentenaire. Et plus que de la gêne, Oliver put remarquer une once de jalousie dans les propos qui suivirent : apparemment, elle pensait qu'il attendait quelqu'un d'autre qu'elle. Il était vrai que l'ambiance était assez évocatrice, rendant l'atmosphère très intimiste, presque romantique. Pourtant, c'était juste un moyen pour lui de se détendre, de souffler un peu et de marquer une pause dans la folie de ses journées. Et si cela lui semblait évident, ça ne l'était pas pour tout le monde. Il avait vu dans son regard qu'elle appréciait ce qu'il avait mis en place mais qu'elle se faisait des idées, pensant que le professeur s'était organisé un autre rendez-vous suite à son refus. Il rit de plus belle en buvant un autre gorgée de whisky, à la fois moqueur et troublé par les conclusions hâtives de la demoiselle :

« Seriez-vous jalouse mademoiselle Crowley si je vous disais que j'ai une élève autre que vous cachée dans mon armoire ? Rassurez-vous ! Vous êtes la seule personne que j'aurais pu attendre ce soir et que j'avais envie de voir. Les bougies et la musique sont un moyen pour moi de me relaxer quand je suis seul... Mais j'avoue qu'elles correspondent bien à notre rendez-vous ! Il marqua une pause. Quant à ma tenue... Je n'avais vraiment pas prévu que vous viendriez et je n'ai pas jugé nécessaire de me rhabiller mais si ça vous gêne, je peux mettre quelques vêtements ! »

Il sourit d'un air taquin avant de s'adosser contre son bureau, croisant les bras en la contemplant encore un peu. Il avait beau essayer de calmer ses ardeurs, il la trouvait à chaque seconde plus belle, plus désirable. Peut-être était-ce l'effet de l'alcool sur sa perception du monde, cela expliquerait aussi la chaleur qui s'emparait peu à peu de son corps... Ou alors, c'était simplement les sentiments qui l'éprouvait à son égard et qui s'embrasaient au fur et à mesure qu'il restait près d'elle. Dieu qu'il voulait frôler sa peau, s'enivrer de son parfum et goûter tout son corps et dieu qu'il était frustrant de devoir se retenir, de rester sagement là à l'admirer de son œil émeraude. Il fallait détourner la conversation pour lui éviter de s'obstiner ainsi et revenir sur ses propos était le meilleur moyen d'agir :

« Alors comme ça je vous ait manqué ? Vous savez, à la base je parlais de Lampéroie ! »

C'était faux ou du moins, partiellement vrai. Il n'avait pas précisé à qui il avait manqué et les messages d'Elune parlait principalement de son pokémon chromatique. Pourtant, il était vrai que ses propos étaient ambigus et la Wengyard les avait interprétés de la façon la plus adorable qui soit. C'était encore une preuve qu'il existait une certaine dépendance entre eux, une attirance, un désir indescriptible mais puissant, de ceux qu'il fallait assouvir au plus vite si on ne souhaitait pas qu'ils nous consume. Et s'ils avaient ce soir un moyen de satisfaire cette envie dévorante, elle brûlait en ce moment même encore plus fort que jamais, n'attendant qu'une seule chose, qu'un seul geste symbolique et qu'Oliver était à deux doigts de réaliser. Un léger sourire aux lèvres, il se rapprocha de la demoiselle avec un air presque séducteur en soufflant :

« Mais dans un cas comme dans l'autre, je persiste à dire que le manque était réciproque... »

Il se pencha lentement vers elle, réduisant l'écart entre leurs visages pour mieux l'observer, pour mieux lui faire sentir qu'il était là, qu'il la désirait atrocement, prêt à craquer à tout moment. Il pouvait à présent sentir son souffle, respirer son parfum et s'il cédait, il aurait sans doute pu capturer ses lèvres sans difficulté. Il le souhaitait, le voulait désespérément même ! Mais un soupçon de doute, une minuscule once d'incertitude l'empêchait d'être aussi entreprenant qu'au lac, aussi spontané. Sa respiration était bloquée, ses muscles tétanisés et son esprit tiraillé entre le devoir et le désir. Elle n'était pas venue pour être embrassée, simplement pour parler pokémon autour d'un verre : pouvait-il agir de façon inappropriée même s'il pensait qu'elle aurait apprécié ce qu'il allait faire ? L'Oliver sans scrupules et au cœur de pierre aurait répondu ''oui'' sans hésiter mais celui qui était dans cette pièce à cette instant n'était pas aussi catégorique. S'arrêtant à quelques centimètres d'elle, il expira légèrement avant d'ajouter :

« Hum... Je... J'ai quelque chose pour vous... »

Il cligna plusieurs fois de l’œil avant de se reculer d'un pas, finissant par rapidement se tourner pour dissimuler son embarras avant de chercher quelques instant dans les affaires qu'il avait laissé sur son bureau. Comment pouvait-il perdre ses moyens aussi facilement avec elle ? Comment était-il possible qu'il ne puisse pas faire comme il l'aurait voulu, à savoir profiter sans réfléchir ? A la place, il avait rompu le moment parfait pour une bêtise qui aurait pu attendre... Pathétique. Finalement, il sortit un petit objet d'un tiroir du meuble et le fit rouler entre ses doigts avant de le présenter à Elune, un semblant de fierté sur le visage :

« J'ai pensé que maintenant que vous possédez un Farfuret, cela pourrait être utile. Je l'ai... Emprunté dans la réserve de matériel de l'académie pendant que je préparais un de mes cours. Ne me remerciez pas, tâchez juste de ne pas raconter à tout le monde comment vous l'avez eue ! »

Il lui tendit en lui faisant un léger clin d'oeil, portant un doigt devant sa bouche avec un sourire, un air presque bienveillant sur le visage. Tant de choses avaient changé depuis leur première rencontre... Si seulement cela pouvait aller encore plus loin...

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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Jeu 30 Avr - 14:07






« I guess I'm just a little too late »

RP privé Oliver C. Grimm

Soit il rigolait parce que tu avais tort, soit il rigolait parce qu’il n’avait aucun compte à te rendre et que tu l’avais grillé, mais dans les deux cas ton visage devenait écarlate et tu baissais les yeux de plus belle. Tu n’étais plus la petite prétentieuse de votre première rencontre ! Tu avais honte et ce, uniquement parce que lorsque tu éprouvais des sentiments pour quelqu’un, tu n’étais plus pareille. Tu prenais les choses à cœur et tu étais chamboulée à l’idée de décevoir ou de ne pas recevoir ce que tu souhaites. Tu pouvais changer du tout au tout lorsque quelqu’un arrivait à atteindre ton cœur et Grimm n’avait pas fait que l’atteindre, il l’avait amadoué, attrapé et se l’était accaparé pour lui tout seul. Toutes tes pensées divergeaient vers lui sans cesse, ton corps ressentait un manque immense lorsque l’enseignant était loin de toi, et il était même ton sujet de conversation préféré avec Chrom et Snape… Heureusement qu’ils ne pouvaient te dire de la fermer, avec tout ce que tu débitais sur Grimm à longueur de journée à tes pauvres pokémons, ils devaient certainement en avoir plus que marre. Mais, patients, ils écoutaient. Lampéroie devait sûrement être heureux d’entendre parler de son ancien dresseur comme ceci. Jamais une once de méchanceté quand tu parlais de lui, juste de l’admiration et… de l’amour, oui.

Alors lorsqu’il donna enfin réponse à ta question, tu cessas enfin de ne plus respirer, lâchant un soupir de soulagement. Il n’attendait personne, c’était apparemment une petite habitude chez lui de se relaxer comme ceci, et en plus d’apprécier cette ambiance tu étais réellement apaisée. Tu souris timidement, un peu honteuse d’avoir posé une telle question. Lorsqu’il finit de parler, tu lui répondis un peu trop vite.

« Non non, ça me gêne pas ! Restez comme ça ! »

L’instant d’après, tu te figeas et te rendis compte que tu te trahissais plus que jamais. Tu tentas de reprendre comme tu le pouvais, en mettant ça sur le compte de l’alcool que tu buvais de plus en plus rapidement.

« Enfin je veux dire, c’est vrai je suis arrivée à l’improviste, alors vous pouviez pas savoir, en plus je vous ai dit que je ne viendrai pas, mais bon j’ai quand même voulu venir, parce que vous… Enfin bref. »

Tu ne finis pas ta phrase et balaya le vent avec ta main pour qu’il oublie ce que tu étais en train de dire. Tu t’embrouillais, tu parlais vite et tu avais bientôt fini ton whisky. Et lorsqu’il s’adossa pour t’avouer, un petit sourire aux lèvres, qu’il parlait de Lampéroie lorsque tu lui avais dit qu’il te manquait, tu ne savais plus où te mettre. Tu le fixas, les yeux écarquillés, le verre à la main, ne bougeant pas d’un pouce, ton cerveau s’étant déconnecté l’espace de quelques secondes. Tu ne savais pas te ridiculiser qu’une fois, il fallait qu’en plus tu en rajoutes une couche. Lorsque ton corps décida de réagir à nouveau, c’était pour s’ébouillanter et te faire rougir de honte. Bien. Tu avais juste envie de te creuser un trou, t’y rouler en boule et t’enterrer à tout jamais. Tu finis ton verre de whisky d’une traite après avoir rigolé nerveusement. Tu le posas sur le rebord de la fenêtre alors que Grimm s’approchait de toi, toujours le sourire aux lèvres. Il s’amusait bien en tout cas. Et toi, tu mourrais de ridicule. Alors même s’il persistait à dire que le manque était réciproque, tu ne faisais que hausser les épaules.

« Ouais, bien sûr. »

Mais il ne faut pas croire que  tu étais indifférente, oh que non. Il s’était rapproché de toi, s’était penché vers toi à tel point que ton cœur s’était arrêté de battre, que le temps s’était stoppé quelques secondes, que tu ne savais plus que faire alors que tout ce que tu désirais, c’était qu’il se penche encore un peu plus pour déposer un baiser sur tes lèvres, pour te prendre dans ses bras, pour passer un moment privilégié avec toi. Tu n’en pouvais plus qu’il soit si près et si loin en même temps. Tu voulais prendre les devants, l’attirer vers toi encore un peu plus et t’approprier chaque partie de lui pour assouvir ton désir que tu trouvais de plus en plus sain, parce qu’il était agrémenté de sentiments bien ancrés qui rendaient cette passion encore plus flamboyante qu’auparavant. Tu approchas même ton visage du sien avant qu’il ne recule d’un pas et se retourne en t’avouant avoir quelque chose pour toi. Tu étais perdue, déboussolée, mais tu le regardas sortir une pierre de son tiroir avant de te la montrer, très fier, et de t’expliquer qu’il avait « emprunté » ceci à l’académie pour  le petit Farfuret que tu avais capturé au lac. Ses derniers gestes augmentèrent ton incompréhension et tu pris la pierre dans ta main avec un air interrogateur.

« Vraiment ? … Mais je sais pas si… Vous l’avez piquée pour moi cette pierre ? Genre, volée… volée ? »

Tu le regardais, puis tu regardais la pierre, et tes lèvres finirent par dessiner un grand sourire. Ce n’est quand même pas toi qui allais être choquée d’un tel comportement ! Au contraire, cet acte peut-être pas très intelligent était très révélateur et te faisait extrêmement plaisir. Il avait pris des risques pour toi et apparemment, n’en était pas peu fier… Rangeant soigneusement la pierre dans ton sac, te demandant encore comment tu allais pouvoir l’utiliser, tu t’approchas de Grimm et posas délicatement tes mains autour de son cou après t’être mise sur la pointe des pieds. Tout autour de toi disparaissait, tu ne voyais plus que lui et succombais gentiment à tout le désir que tu avais éprouvé jusqu’ici.

« J’imagine que je peux faire ça ? Pour vous remercier… »

Tu approchas ton visage du sien, le cœur battant, ne sachant s’il allait te repousser ou pas. Qu’il le fasse ou non, tu étais déjà humiliée et tu n’avais rien à perdre. Alors, ne pouvant plus résister aussi longtemps sans aucun contact avec lui, tu posas tes lèvres sur les siennes, oubliant tout ce qui te retenait, te laissant guider par ce que tu ressentais pour lui, par toutes ces journées frustrantes que tu n’avais pas pu partager avec lui et que tu voulais rattraper aujourd’hui, par tout l’amour que tu assumais avoir pour lui à présent, que tu ne voulais plus nier. Tu te faisais peut-être du mal, mais tu attendais ça depuis trop longtemps pour jouer encore, pour attendre que ça vienne de lui alors que ça ne viendrait peut-être jamais. Alors tu l’embrassais, un baiser doux mais passionné, qui faisait brûler ton corps. Tu en étais obsédée et te sentais envahie d’un bonheur immense. Tu étais persuadée d’avoir trouvé celui qu’il te fallait, tu étais persuadée qu’il pouvait y avoir quelque chose, qu’il était celui qui saura te faire aimer plus que jamais. Il était une sorte de drogue et faute de ne pas avoir eu ta dose quotidienne, tu en abusais pour te sentir revivre…


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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Mer 6 Mai - 20:33



I guess I'm just a little too late

feat. Elune Crowley


Même dans ses moments les plus maladroits et les plus gênés, Elune était vraiment une fille adorable. A la fois embarrassée et intéressée par l’absence de vêtements d’Oliver, le regard et le rose de ses joues trahissait clairement ses pensées. Il aurait pu mettre un t-shirt afin de paraître tout de même plus présentable, n’aurait rien perdu à se couvrir un peu les épaules pour ne pas paraître trop à l’aise mais ne le fit pas… Ne le souhaitait pas même ! En secret, il désirait que cela tente encore plus la jeune femme, qu’elle s’approche de lui et qu’elle pose délicatement ses mains sur son torse, qu’il puisse sentir la chaleur de son corps contre sa peau, qu’il ressente les frissons causés par la douceur de ses doigts. Elle était on ne pouvait plus désirable et s’il le dissimulait un peu mieux qu’elle, il aurait tout de même tué pour pouvoir la posséder intégralement à cet instant. Il s’était abstenu de faire la moindre remarque alors qu’elle rougissait de plus belle, parlant vite et sans vraiment contrôler ses mots, s’enfonçant encore un peu plus pour son plus grand plaisir. Elle était craquante, ayant encore plus de charme lorsqu’elle perdait ses moyens, faisant presque fondre Oliver en agissant ainsi. Ce n’était pas tant que le trentenaire était attiré par ce genre d’attitudes, lui qui cherchait à toujours tout contrôlé et qui ne se laissait pas attendrir facilement, mais le fait que ce soit la Wengyard qui se comporte de cette manière faisait doucement chavirer son cœur, encore un peu plus à chaque fois qu’elle prenait la parole.

Il regrettait de ne pas l’avoir embrassé lorsqu’il en avait eu l’occasion, se mordait les doigts en se disant qu’il avait peut-être raté sa chance de transformer la nuit en quelque chose d’encore plus magique. Et s’il l’avait fait ? Si elle avait accepté son baiser, que se serait-il passé par la suite ? Il n’aurait peut-être jamais la réponse et rien que d’y penser suffisait à déchirer littéralement son cœur. Il avait beau se dire que c’était pour le mieux, qu’il préférait en rester là plutôt que de risquer d’envenimer les choses, qu’après tout il devait lui donner la pierre : rien n’y faisait ! Il aurait aimé pouvoir remonter le temps, juste pour quelques secondes pour faire un choix différent mais c’était malheureusement impossible. Malgré le sourire qu’il avait sur les lèvres en lui offrant le précieux présent qu’il avait subtilisé pour elle, il était rongé par le regret. Seule la satisfaction de voir le sourire et la surprise d’Elune surent un peu compenser sa déception. Elle était étonnée qu’il ait fait une telle chose pour elle et à dire vrai, il s’étonnait lui-même d’avoir agi ainsi. Ce n’était pas le fait de voler qui était inhabituel mais bel et bien le fait qu’il le fasse pour quelqu’un d’autre que lui :

« Je préfère le terme ‘’emprunté sans intention de le rendre’’ mais oui, on peut dire que je l’ai… volé pour vous ? Une pierre évolutive, si elle ne permet pas de faire évoluer… Quel est son intérêt ? »

Il sourit légèrement, presque enclin à faire un clin d’œil à sa partenaire si seulement il ne trouvait pas ça puéril et peu digne de lui. Toujours adossé au bureau, il la regardait contempler la pierre sans rien dire, se contentant de profiter de l’instant : ce n’était pas vraiment tous les jours qu’Oliver avait l’occasion de rendre quelqu’un heureux, ce n’était même pas tous les jours qu’il avait envie de rendre quelqu’un heureux. Mais apparemment, voir naître le sourire chez quelqu’un qu’il a envie de réjouir était une récompense bien plus agréable que celle offerte lorsqu’il terrorisait des idiots. Et puis… Les remerciements étaient beaucoup plus enviables ! Alors qu’elle rangeait la pierre, Elune se rapprocha de lui avant de déposer un simple baiser sur ses lèvres, doux et savoureux, sans prétention mais empli d’une passion unique, telle une caresse envieuse sans pour autant être précipitée. Ils avaient eu des échanges plus torrides, vécus des éteintes plus brûlantes mais malgré tout, jamais il n’y avait eu entre eux un geste capable d’allumer autant la flamme d’Oliver, jamais ils n’avaient connu de moment aussi agréable. Il en voulait plus, infiniment plus ! Il souhaitait que cela ne s’arrête jamais, qu’ils aillent encore plus loin dans cette folie doucereuse qui s’emparaient peu à peu d’eux alors qu’il laissait à la hâte son verre sur le bureau, déposant délicatement ses mains sur les hanches de la belle par la suite pour l’attirer vers lui. Il ne la voulait que pour lui, maintenant et qu'importe ce qui pourrait arriver par la suite. Ce moment, le jeune homme en avait rêvé depuis les premiers instants et alors qu'il fermait doucement son œil, il prolongea le baiser avec un peu plus d'intensité, comme s'il lui répondait sans un mot, comme pour lui faire comprendre qu'il en avait autant envie qu'elle, peut-être même plus encore !

Il la désirait, plus que n'importe quelle autre chose au monde à cet instant. Plus rien ne comptait et les risques n'étaient plus qu'un lointain souvenir. Il l'aimait, d'une façon inexplicable mais qu'il ferait en sorte de lui démontrer par ses gestes, par ses baisers, par ses étreintes. Il chercha à la posséder de ses bras sans réellement savoir comment s'y prendre, sans calculer quoi que ce soit. Tout ce qu'il souhaitait c'était que le temps se fige, qu'on lui laisse profiter de l'instant sans interruption et pour toujours. Ses doigts remontèrent le long du dos de la belle, Venant se perdre dans le creux de son cou alors que leurs souffles brûlants s'entremêlaient, que leurs corps se rapprochaient encore dans une attraction incontrôlable. Il était bien ! Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait vraiment bien !

« Une bien douce façon de me remercier dites-moi... Je suppose que l'utilisation de la pierre peut attendre un peu... »

Il s'empara de nouveau des lèvres d'Elune sans trop lui demander son avis, sans trop se contrôler non plus à dire vrai... Il la désirait tellement que plus rien ne comptait à part continuer de l'embrasser encore et encore, jusqu'à en perdre haleine, jusqu'à ce qu'elle aspire la moindre once de vie chez lui. Lentement, il se décolla de son appui pour la saisir un peu plus fermement, échangeant leurs places pour qu'elle se retrouve entre elle et le bureau. D'un geste, il écarta même maladroitement son verre qui vint se briser sur le sol, le coupant légèrement dans son élan sans qu'il n'arrête pour autant ses caresses tendres et envieuses. Il prit cependant le temps de détourner le regard pour faire un bref constat des dégâts, un léger sourire gêné aux lèvres.

« Désolé... Je me suis peut-être un peu laissé emporté sur les remerciements... »

Et maintenant il s'excusait : qu'on le veuille ou non, Elune avait vraiment trouvé un moyen de changer le terrifiant professeur Grimm...

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MessageSujet: Re: « I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]   Ven 8 Mai - 12:31






« I guess I'm just a little too late »

RP privé Oliver C. Grimm

Tu oublias rapidement ta peur du rejet lorsque tu sentis les mains de Grimm se poser sur tes hanches et t’attirer contre lui plus près encore que tu ne l’étais déjà. Un geste simple qui pourtant te noya dans un sentiment de désir accru, ne pouvant penser à autre chose qu’à lui, libérant ton corps en le laissant agir comme bon lui semblait. Tu souhaitais intensément te rapprocher encore, te perdre dans ses baisers et ses étreintes, tu voulais vivre chaque seconde de cet instant comme si tout allait mourir demain, ne faire plus qu’un avec celui qui faisait de toi une personne tout à fait nouvelle… Tu ne voulais simplement pas arrêter, tu préférais te laisser chavirer sans une quelconque once de regret, juste du bonheur et cette sensation d’ôter les chaînes qui t’oppressaient depuis trop longtemps.

Il arrêta un instant de t’embrasser tandis que sa main remontait le long de ton dos, te provoquant une vague d’agréables frissons, pour te dire que l’utilisation de la pierre pouvait attendre et tu hochas la tête avec un petit sourire, même si quelque part, tu étais frustrée qu’il se soit arrêté. Mais rapidement il captura à nouveau tes lèvres, ne te laissant aucun répit, et tu jubilais face à l’intensité grandissante du baiser, face au désir qu’il ressentait pour toi et dont tu n’étais pas certaine avant cela… Et même si en général tu aimais contrôler absolument tout, tu ne répondis plus de toi lorsqu’il resserra son emprise afin d’inverser les rôles, te retrouvant adossée au bureau, complètement à sa merci. Il balaya même le verre qui était posé là et qui vint s’éclater sur le sol en coupant Grimm. Ce dernier s’excusa, un petit sourire gêné, et tu fondis littéralement en le voyant ainsi. Tu rias, complètement sous le charme, et pris sa main blessée dans la tienne en la pressant doucement, notant qu’il saignait un peu et qu’il s’était peut-être vraiment emporté sur les remerciements. Mais tu en étais ravie !

« Ça me plaît quand vous vous emportez. »

Nouveau petit sourire. Autant il te laissait croire qu’il était sûr de lui et invincible, autant lorsqu’il s’excusait rien de tout cela n’était visible. Il semblait réellement avoir perdu le contrôle et tu aimais autant ce côté-ci que l’autre. C’était bien simple, tu aimais tout chez lui, absolument tout. Et il pouvait faire n’importe quoi, même t’envoyer les piques les plus tranchantes, tu ne pouvais te détacher de lui, tu ne pouvais l’ignorer, il t’était à présent indispensable et le simple fait de penser que ce soir tu devrais peut-être repartir seule dans ton dortoir te faisait naître un manque douloureux. Heureusement, pour le moment tu étais bien avec lui et tu comptais profiter de sa présence jusqu’à ce qu’il te jette d’épuisement.

« D’ailleurs je préfère ça plutôt que vous soyez loin de moi. »

En disant ceci, tu tiras sur son bras pour qu’il vienne se coller contre toi et que tu puisses le serrer encore, parce que tu n’en avais jamais assez. Tu l’enlaçais comme si tu pouvais le perdre et ne le relâchas que pour l’embrasser à nouveau, passionnément, un mélange de douceur et de désir intense, mêlant tes doigts à ses cheveux, glissant ta main dans son dos pour le pousser à s’approcher plus qu’il n’était possible de le faire. Tu t’emportas toi aussi, sentant que plus les secondes défilaient, moins tu pouvais lui résister, si du moins tu lui résistais encore ! Et c’est justement cette adrénaline, cette exagération de sensations dans ton corps qui te poussa à t’arrêter un instant, les mains sur le torse de Grimm, le souffle court, l’esprit embué et de nouvelles questions que tu te posais dans la tête. Ça devenait trop intense et comme tu étais une professionnelle quand il fallait gâcher quelque chose, tu ne comprends toujours pas pourquoi mais tu décidas de lui parler.

« Je dois quand même vous dire… »

Tu cherchas tes mots quelques instants, pas certaine de vouloir continuer. N’étais-tu pas en train de faire une erreur ? Est-ce que ce que tu allais lui avouer ne ferait pas complètement changer le moment présent ?

« Je crois que je me fais du mal en venant ici. Je veux dire… Je ne ressens pas la même chose que la première fois que je suis venue et… »

Plus tu parlais, plus tu étais lente et plus tes mots devaient incompréhensibles. Tu n’étais vraiment pas sûre que ce que tu étais en train de faire allait donner quelque chose de bien. Tu crevais d’envie de continuer ce moment intime, de te livrer tout à lui, mais plus ça devenait intense, plus ton cœur e criait d’arrêter. Ton corps, lui, te priait de continuer, et même si tu ne savais plus qui écouter, tu t’étais trop enfoncée dans tes explications pour t’arrêter là.

« Enfin, ce que je veux dire, c’est que je ne sais pas si c’est une bonne idée pour moi d’accourir dans votre dortoir à chaque fois que vous me le demandez… Parce que, ouais, enfin, voilà… »

Il était tellement difficile pour toi d’avouer à quelqu’un que tu l’aimes… Tu passais pas mille chemins, tu t’embrouillais, tu n’arrivais pas à aller droit au but, parce que tu avais peur et que tu ne te sentais pas prête… Mais tu devais le faire, non ?

« Vous ne m’êtes pas totalement indifférent, enfin je veux dire mes sentiments ont changé, c’est peut-être malsain ? Je sais pas, mais enfin… »

Non, vraiment, tu n’y arrivais pas et tu mourrais d’envie de revenir en arrière et de la fermer, de ne rien lui dire. Tu tentas de te rattraper plus ou moins. Tu ne savais même pas s’il avait compris ce que tu voulais dire.

« Mais de toutes façons ce soir je suis là pour vous alors si vous n’avez rien compris à ce que j’ai dit, oubliez juste et emportez-vous encore un moment ! »

Car malgré ce que tu ressentais et ce que tu avais dit, même si ça te ferait du mal d’être une sorte de poupée qu’il appellerait que quand il avait envie de passer une bonne soirée, tu avais envie de lui, besoin de lui et quoi qu’il veuille faire avec toi tu accepterais sans te poser de questions. Et s’il avait compris ce que tu voulais lui dire, tu priais à présent pour que s’il ne ressente pas la même chose, il ne te dise rien et continue à t’embrasser comme si de rien n’était, parce que tu préfères être son objet de désir qu’une chose tout à coup insignifiante qu’il mettrait à la porte aussitôt. Tu étais gênée et pleine d’appréhension, tu te sentais bête une fois encore d’avoir cassé un moment pareil… Vraiment, maintenant que tu avais « avoué » tes sentiments, ou du moins que tu avais essayé de le faire, tu t’en mordais les doigts. Qu’est-ce que tu croyais ? Qu’une élève banale comme toi allait pouvoir t’immiscer dans la vie de ce professeur ?

« Non en fait, pitié emportez-vous et ne dites rien, ça sera parfait. »

Tu commençais à avoir peur et ta gêne se faisait ressentir elle aussi. Pourquoi avais-tu fait ça ? Pourquoi tu étais venue si c’était pour briser votre moment à deux et le faire fuir ? Pourquoi tu faisais ça en était quasiment persuadée qu’il se braquerait, parce qu’il ne s’y attendait pas, parce qu’il ne comprenait pas, qu’il n’avait pas la même vision des choses, simplement parce que pour lui, tu étais la proie facile et délicieuse qu’il pourrait avoir sans difficulté, sans besoin de faire un seul effort. Tu étais prête à tout pour assouvir ses désirs, tu étais comme une petite victime d’un vampire assoiffé de sang, dévoilant ta nuque avec un grand sourire, l’incitant même à s’approcher pour qu’il puisse venir y planter ses dents pointues, puis succomber en sachant avoir fait plaisir à l’homme que tu aimes. Oui, tu étais prête à ça, tu étais prête à beaucoup de choses, parce que tu étais arrivée à un point où seul lui comptait, où seul lui occupait toutes tes pensées, où seul lui faisait vibrer ton corps avec un simple souffle, un simple sourire, n’importe quoi. En le regardant, tu hésitas à faire un geste, à le reprendre dans tes bras ou l’embrasser encore, mais tu restas figée sur place, tes doigts devenant de plus en plus glacés, ton esprit s’embrouillant de plus en plus, te demandant si tu devais partir en courant de toi-même et ne plus venir l’embêter ou s’il allait lui-même te faire comprendre que tu n’avais plus rien à faire ici et qu’il s’occuperait de ne plus te croiser dans les couloirs. Tu t’imaginais des choses horribles, tu ne pensais pas une seconde qu’il pourrait ressentir quelque chose pour toi, ça te semblait invraisemblable. Et ça, l’était, non ? A part ton corps qu’il pourrait désirer, tu avais été tellement désagréable avec lui, tu avais été tellement tranchante, puis tellement douce, puis à nouveau pleine de haine… Tu étais passée par des étapes qui n’avaient pas dû être simples pour le professeur au début, même si d’accord, il n’était pas innocent non plus… Mais tout de même. Tu étais un peu à côté de la plaque.


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« I guess I'm just a little too late » • [PV Oliver C. Grimm]

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